Avant que je commence les cours à Transition, j’étais un peu en galère. J’ai pris ces cours à la fin du premier semestre de mon apprentissage. C’est ma prof de math au CO qui m’a demandé si ça allait, j’ai répondu « non » et elle m’a invité à suivre ces cours. Il n’y avait personne pour m’expliquer bien la matière.

Au début c’était dur à apprendre, car je n’étais pas habitué et je n’aimais pas les maths. Ca me rendait triste de ne pas comprendre, j’étais déçu de moi de ne pas avoir ces capacités. Sans Transition je pense que je n’aurais pas été capable de finir mon CFC.

J’ai découvert grâce à cette expérience que j’avais une envie d’apprendre et que j’en étais capable. Si ma petite sœur devait avoir les mêmes problèmes que moi, je lui conseillerai de suivre Transition.

Jesus - 22 ans.

Mon rôle au sein de Transition consiste à travailler avec les jeunes sur leurs aptitudes, sur leurs manques, mais aussi à les coacher pour rédiger des CV, des lettres de motivation, des recherches de stages ou d’apprentissage.

Le profil type d’une jeune qui fréquente Transition est un jeune qui a terminé sa scolarité avec des problèmes scolaires et qui n’a pas d’autre soutien pour trouver une voix professionnelle.

Souvent il s’agit de jeunes en déroute avec la scolarité. On se dit que leur avenir ne va pas forcément être rose et qu’il leur faut un soutien maintenant.

Lors du premier contact avec ces jeunes, on remarque qu'ils sont vraiment cabossés, ils ont perdu confiance en la vie, en l’adulte et on se demande comment on va réussir à leur faire remonter la pente.

Transition apporte aux jeunes qui n’ont pas ou peu de soutien, une confiance par le contact d’un ou de plusieurs adultes qui croient en eux. 

Christophe Brulhart - médiateur

J’ai commencé les cours d’appui à la moitié de ma première année d’apprentissage quand je remarquais que j’allais refaire l’année. C’est un ami qui m’a dit que ça existait.

Dans mon entourage, personne ne pouvait m’aider pour ça. J’allais une fois par semaine au cours d’appui et ça m’a aidé. Je me sens plus à l’aise aujourd’hui et moins stressé. Dans une année, je me vois passer l’examen final, je me vois réussir.

Gaspar - 18 ans

Transition effectue aussi un coaching socioéducatif. Ca consiste à travailler avec la personne sur ses ressources, à lui faire prendre conscience de celles-ci. On part des qualités de la personne plutôt que des problèmes.

Les jeunes que l’on rencontre présentent un cumul de difficultés, ils viennent souvent de milieux familiaux destructurés et ont eu de la peine à terminer la scolarité obligatoire. Leurs activités sociales et professionnelles sont donc peu nombreuses.

On revoit ensemble le CV des jeunes, leurs expériences précédentes et les freins par rapport à leurs projets : rythme de vie, habitudes.

En travaillant sur ces différents plans, on construit ensemble un projet sur le plan social dans un premier temps. Prêt pour affronter le plan professionnel, on les dirige ensuite vers le Service de l’orientation professionnelle par exemple. Puis lorsqu’un apprentissage ou un stage de longue durée a été trouvé, les jeunes bénéficient d’un suivi scolaire. L’une des forces de Transition est justement ce travail par étape et en réseau.

Transition ne va donc pas seulement se contenter de remettre ces jeunes en selle, mais va les accompagner jusqu’à l’obtention de la formation.

En diminuant le risque de revivre un échec supplémentaire et en offrant un cadre sécurisant, on évite des échecs en cours de route et les jeunes reprennent leur vie sociale et professionnelle en main.

Adrien Oesch - responsable secteur pour l'association REPER

Au CO j’avais décroché sur certaines branches et je n’arrivais plus à rattraper mon retard. Ma situation en début d’apprentissage était que je n’étais pas bien aux cours théoriques et que j’avais besoin de cours d’appui par rapport à mes notes. Je me sentais un peu perdu, j’avais honte. Quelqu’un de Fribourg (un travailleur social) m’a alors proposé de suivre des cours à Fribourg, mais avec le travail c’était trop loin, il m’a donc proposé une professeure à Romont.

Je prenais les cours environ une fois par semaine, après le travail. Ca durait à chaque fois une heure. Ca m’a apporté d’être plus précis, ça m’a permis de me débrouiller tout seul et d’avoir plus confiance. On m'a accompagné durant toute ma formation et grâce à ça, j'ai dernièrement réussi mon CFC. Je suis heureux. 

Andrey - 25 ans

Nous sommes 2 patronnes et actuellement nous avons une apprentie qui a des difficultés de dyslexie et de dyscalculie. Au départ, je me suis demandée comment j’allais gérer ça, puis j’ai entendu parler de Transition par le biais d’une prof du CO que je connaissais. 

Moi j’ai été formée pour former dans la coiffure et non en pédagogie et grâce à Transition, je constate que notre apprentie gère mieux ses cours, parce qu’on lui explique avec des mots simples. Je tire un grand bénéfice de Transition, car il y a une personne externe qui retraduit notre jargon professionnel. Si Transition n’existait pas, je ne peux pas dire si j’aurais cassé le contrat ou si je l’aurais gardée. Par contre, étant donné que mon apprentie ne sait pas apprendre, il y avait énormément de choses à faire avec elle et je n’avais pas forcément les ressources. En parallèle, je constatais qu’au niveau pratique, elle était très douée. Maintenant on arrive à se dire qu’elle ira au bout de son CFC. Transition nous a toutes remotivées.

Elorie Ch. - patronne d'un salon de coiffure

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